Brest

Contrat de ville 2024-2030

Les quartiers en politique de la ville

Les quartiers prioritaires de la politique de la ville (2024 – 2030) de Brest Métropole totalisent 18 053 habitants, soit près de 9% de la population de la communauté d’agglomération. À titre de comparaison, les quartiers prioritaires 1er janvier 2018, 17 146 personnes vivent au sein de l’un de ces quartiers, soit 8,2 % de la population métropolitaine et 12,3 % de la population brestoise.

7 quartiers prioritaires de la politique de la ville sont concernés :

– Bellevue, 7 292 habitants

– Lambézellec Bourg, 1 306 habitants

– Keredern, 1 968 habitants

– Pontanézen, 2 623 habitants

– Quéliverzan-Pontaniou, 1 663 habitants

– Kérangoff-Loti, 1 127 habitants

– Kérourien, 2 074 habitants

 Et deux quartiers avec une attention particulière :

– Le secteur de St-Pierre Bourg ; Kerargaouyat, 2112 habitants

– Le secteur Pilier Rouge, Petit-Paris, Pen ar Créach et Kerbernard , 7 403 habitants

Les axes du contrat de ville

Défi 1 | Agir pour le cadre de vie et la tranquillité dans les quartiers

L’environnement proche et le cadre de vie ont un impact majeur sur les conditions de vie des habitantes et habitants. Ils agissent de manière directe sur la santé mentale et physique, la cohésion sociale ou la sécurité.
Agir pour le cadre de vie et la tranquillité dans les quartiers nécessite d’intervenir sur l’entretien de l’espace public, sa sécurité mais également d’amener de la convivialité pour plus de cohésion sociale au sein des quartiers et entre eux, mais également au cœur de la ville et de la métropole.
Améliorer la tranquillité publique, c’est aussi prendre en compte la question des trafics et de l’usage des drogues tant sur le volet répressif que préventif.

Défi 2  | Adapter les quartiers et les logements aux enjeux actuels des transitions

Adapter les quartiers et les logements aux enjeux actuels des transitions permet d’oeuvrer pour de meilleures conditions de vie des habitantes et habitants des quartiers.
Les transitions entendues ici sont multiples : elles sont économiques, environnementales, numériques mais concernent également l’évolution du peuplement des quartiers.
Il s’agit de prendre en considération ces transitions tout en ayant toujours à l’esprit qu’elles ne touchent pas les habitants des quartiers prioritaires de la même façon que le reste de la population. Notre rôle collectif est d’amortir les effets des transitions sur la vie des habitants, leur impact économique et d’en faire un levier pour améliorer leur vie quotidienne.

Défi 3 | Assurer une animation diversifiée sur l’espace public, par tout type d’activités, pour favoriser le lien social

Le lien social impacte considérablement les conditions de vie des habitants, sur le plan de la vie sociale mais également sur celui de la santé mentale.
L’espace public constitue ainsi une possibilité de favoriser ce lien social dans les quartiers par une animation variée, régulière, pour, par et avec les habitants.
Ces animations sur l’espace public peuvent prendre différentes formes dans l’optique de revitaliser et rendre vivants les quartiers : animations populaires de proximité, fêtes de quartier, activités sportives et culturelles et tout type d’activités (commerciales, culturelles, sociales, médicales, etc…)

Défi 4 | Favoriser le dialogue entre tous les acteurs pour garantir la cohésion sociale

Dans l’optique d’une prise en compte des besoins et d’une amélioration des conditions de vie des habitants des quartiers politique de la ville, il est nécessaire de favoriser et de faciliter le dialogue entre tous les acteurs : institutions, associations et habitants.
Garantir la cohésion sociale et l’amélioration des conditions de vie des habitants repose sur des quartiers où tous les acteurs se rencontrent, se connaissent, se coordonnent et se complètent.

Défi 5 | Prévenir et agir contre les risques de discrimination et de non-recours

La discrimination consiste en un traitement défavorable, à situation comparable, d’un individu ou d’un groupe, dans l’accès à un bien ou un service, fondé sur un critère illégal et entraînant un préjudice. Les habitantes et habitants des quartiers se trouvent plus souvent exposés à des discriminations dans l’accès aux soins, l’orientation scolaire, l’insertion professionnelle, l’accès à l’emploi ou encore l’accès à un logement…
Les quartiers prioritaires sont également particulièrement touchés par le phénomène de non-recours des habitants aux prestations sociales et à l’accompagnement de toute sorte. Le non-recours serait principalement lié au manque d’information sur les prestations sociales et à la complexité des démarches. Lutter contre ce phénomène constitue un levier essentiel dans les politiques de prévention et de réduction de la pauvreté et des inégalités.

Zoom sur : une instruction des projets fluidifiée et simplifiée

Les partenaires du contrat de ville ont pour volonté commune de fluidifier et simplifier l’instruction des projets. Ceci se traduit par une possibilité de déposer des projets et donc, une instruction qui se déroule au fil de l’eau, tout au long de l’année. Cette instruction est cependant régit par les instances de validation, soit quatre phases dans l’année.

Deux modalités de soutien seront possibles :

– Une subvention annuelle

– Une convention pluriannuelle d’objectifs

Les partenaires financeurs du contrat de ville élaborent les modalités de soutien pluriannuel qui pourront prendre la forme de convention pluriannuelle entre porteur de projet et financeur(s), ou d’un engagement cadre entre financeurs. Ces modalités seront annexées au présent contrat. Les actions soutenues sur plusieurs années devront répondre à plusieurs critères :

  • Répondre aux ambitions et défis du contrat de ville ainsi qu’aux priorités des projets de cohésion sociale du ou des quartiers concernés par le projet
  • Soutenir une action qui s’inscrit dans la durée de 3 ans
  • Soutenir une action spécifiquement développée pour les habitantes et habitants des QPV
  • Avoir une visibilité financière du projet

 

 Le processus d’instruction prendra la forme suivante :

  • Pour les projets de quartier : une instruction technique en instance quartier, en présence de chaque élu de quartier et d’habitant·es
  • Pour les projets à dimension éducative, l’instruction s’appuie sur les instances de Grandir à Brest
  • Pour les projets à rayonnement inter-quartiers : une instruction technique en comité technique partenarial et un échange en collectif inter-quartiers des habitant·es
  • Une proposition des projets soutenus dans les quartiers et en inter-quartiers réalisée en comité des financeurs
  • Une validation politique interne réalisée pour chaque financeur

Si nécessaire, il sera donné la possibilité aux financeurs de se réunir suite à l’étape de validation politique interne à chaque financeur.

Une présentation et un bilan des projets soutenus sera fait annuellement en comité de pilotage ainsi que lors d’un temps de présentation réalisé par les porteurs de projets à destination des partenaires financeurs du contrat de ville et des habitant·es, à raison d’une à deux fois par an en fonction du nombre de projets soutenus sur l’année.

 

La gouvernance

La gouvernance du contrat de ville s’articule avec les politiques et dispositifs structurants de la politique de la ville, afin d’activer collectivement les leviers nécessaires à répondre aux problématiques identifiées.

Les principes territoriaux d’organisation de la gouvernance et de l’animation du contrat sont les suivants:

  • un co-pilotage stratégique Etat-Brest Métropole
  • Un processus décisionnel en coopération resserrée avec les partenaires institutionnels, au premier rang desquels la CAF et le Conseil départemental du Finistère en tant que co-financeurs du contrat de ville
  • une animation des projets de cohésion sociales sur les quartiers de la politique de la ville

Pour permettre le soutien des projets, une enveloppe est constituée annuellement par les 5 financeurs du contrat de ville : l’Etat, Brest Métropole, la Ville de Brest, le Conseil Départemental du Finistère et la Caisse d’allocations familiales du Finistère.

 

Les signataires

 
Collectivités territoriales Etat Autres signataires
– Brest métropole
– Ville de Brest
– Préfecture du Finistère – Brest Métropole Habitat
– Armorique Habitat
– CDC Habitat
– Le Logis breton

Historique

•    1985-1989 : Habitat Vie Sociale (HVS) sur le quartier de Pontanezen
•    1990 – 1994 : Développement Social des Quartiers (DSQ) à Pontanezen, Keredern et Kerourien // Banlieue 89 sur le Relecq-Kerhuon et Plouzané // Contrat Local de Prévention de la Délinquance (CLPD) sur la Ville de Brest
•    1994 – 2001 : 1er Contrat de Ville sur la communauté urbaine, extension de la géographie prioritaire // Le CLPD devient le Contrat Local de Sécurité pour la Ville de Brest
•    2001-2007 2ème Contrat de Ville pour l’agglomération // Création de l’Atelier Santé Ville // Contrat Intercommunal de Prévention de la Délinquance sur Brest métropole
•    2007 – 2011 Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS) de Brest Métropole
•    2011-2014 : second CUCS
•    2015-2020 : Contrat de Ville

Ressources

Les outils du SIG

Contact

Mélanie AMEDRO, Responsable du DSU
melanie.amedro@brest-metropole.fr

Emmanuelle Bénard, Chargée de mission DSU
emmanuelle.benard @brest-metropole.fr

Elodie Bouliou, Chargée de mission DSU
elodie.bouliou@brest-metropole.fr

Mélanie Durose, Chargée de mission DSU
melanie.durose@brest-metropole.fr

Eyassolam Kapitan-Gnimdu, Chargée de mission DSU
eyassolam.kapitan-gnimdu@brest-metropole.fr

Emmi LECLERC, Chargée de mission DSU
emmi.leclerc@brest-metropole.fr

Pauline LEON, Chargée de mission DSU
pauline.leon@brest-metropole.fr

Leïla DELEFORTRIE, Déléguée du Préfet
leila.delefortrie@finistere.gouv.fr