Quimper

Contrat de ville 2024-2030

Les quartiers en politique de la ville

Le quartier prioritaire de la politique de la ville de Quimper totalise 3 000 habitants (INSEE 2019). Ainsi 6% des habitants de Quimper vivent au sein du quartier prioritaire alors que le quartier prioritaire ne représente que 0,4% de la superficie de Quimper.

1 quartier prioritaire de la politique de la ville est concené : Kermoysan –  3 000 habitants

Les axes du contrat de ville

LES SEPT PRIORITÉS TRANSVERSALES

Les priorités transversales devront être déclinées dans des groupes de travail avec les porteurs de projets pour chaque priorité spécifique.

  1. Mobilisation du droit commun
  2. Lutte contre les solitudes : actions renforcées en direction des personnes âgées et/ou isolées
  3. Égalité femmes/hommes
  4. Mixité sociale
  5. Lutte contre les discriminations
  6. Inclusion des personnes en situation de handicap
  7. Transition écologique et énergétique

 

LES DIX PRIORITÉS SPÉCIFIQUES ET LES OBJECTIFS VISÉS

Sécurité / Tranquillité Publique

– Les espaces identifiés comme problématiques sont apaisés, tous les habitants y circulent sans appréhension .
– Les femmes et les jeunes filles s’approprient l’espace public et y réalisent des activités sans crainte.
– Diminution du trafic de stupéfiants en volume et en visibilité.
– Les soirées et les nuits sont calmes.
– Diminution des rodéos et conduites dangereuses.

Cadre de vie

– Le quartier est propre.
– Les habitants sont satisfaits des aménagements et de l’offre commerciale.
– Un observatoire de l’habitat privé est mis en place.
– La politique de requalification du parc de logements du quartier, notamment des copropriétés privées, en lien avec les enjeux de transition, est poursuivie.
– Les conflits de voisinage sont réduits.
– Les dégradations sont rapidement réparées.
– Les animations de rue sont variées et régulières, et les échanges entre habitants sur l’espace public sont apaisés.

Jeunesse/ Éducation / Prévention 0-25 ans

– Soutien renforcé à la parentalité
– Plan de prévention aux addictions entre tous les acteurs de la jeunesse, et étendu à tous les champs de la jeunesse (scolaire, périscolaire, associatifs … ).
– Propositions culturelles et sportives dans l’espace public avec la présence de médiateurs de quartier.
– Professionnels formés à la médiation dans l’espace public et à l’interculturalité.
– Activités et projets définis et menés par les jeunes 12/25 ans, les professionnels venant en appui.
– Renforcer les accompagnements personnalisés et la continuité éducative.

Emploi / Économie

– Développer « l’aller-vers » et la présence des acteurs de l’emploi sur l’espace public.
– Un diagnostic emploi partagé sur Kermoysan.
– Renforcer la coordination et le mode projet des acteurs de l’emploi.
– Renforcer le lien structures scolaires/acteurs de l’emploi/employeurs et entreprises (promouvoir la découverte du milieu économique (marchand et non-marchand), entreprenariat).
– Permettre d’accéder à des propositions de formations et d’emplois variés.
– Poursuivre la levée de freins à l’employabilité.
– Développer l’accompagnement pour oser sortir du quartier.
– Inciter les entreprises à s’engager.
– Accompagner les jeunes en formation et prévenir le décrochage scolaire.
– Soutenir le développement de l’activité économique.

Santé

– Diagnostic santé sur le quartier (modèle Brest).
– Stratégie de prévention santé pour Kermoysan, avec une priorité donnée à la prévention des addictions.
– Favoriser l’implantation de professionnels de santé.
– Formation des professionnels à l’accompagnement des publics souffrant de pathologies psychiques
– Développement des activités physiques à tous les âges.
– Formation des professionnels à l’accompagnement des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.
– Amélioration de la santé environnementale (isolation des bâtiments).

Soutien et accompagnement des familles monoparentales

– Les modes de garde et leurs conditions d’accessibilité sont recensés, connus et adaptés.
– Les offres d’accueil périscolaires et extrascolaires pour les enfants et les jeunes sur le territoire sont recensées, communiquées, adaptées.
– Les services publics proposent une tarification adaptée.
– Des actions et animations de soutien à la parentalité (ateliers, conférences, moments conviviaux, répit) sont proposées
– Les familles disposent de lieux et de temps d’écoute et de rencontres avec la possibilité de se mobiliser, de s’informer.
– L’accès à l’emploi et à la formation est facilité.

Accompagnement des habitants du quartier de nationalité étrangère

– Les besoins en interprétariat et en apprentissage de la langue sont objectivés et les outils sont structurés en fonction.
– Des cours d’apprentissage de la langue française sont proposés sur le quartier en nombre suffisant et à des horaires adaptés aux habitants demandeurs.
– Les outils de communication sur les dispositifs, actions et événements sont adaptés.
– Les professionnels de terrain sont formés à l’interculturalité.

Mobilités

– Gratuité des transports intra-urbains en commun.
– Amélioration du réseau pour les connexions « longues » ou trajets « spécifiques».
– Développement de l’accessibilité aux services pour les personnes âgées.
– Signalisation des pistes cyclables, locaux à vélos/ savoir rouler pour les adultes/ réparation/ achats groupés de vélos pour une cage d’escalier.
– Sécurisation des trottoirs pour les déplacements piétons / trottinettes.
– Pédibus, notamment pour les entraînements sportifs des enfants et les trajets domicile/école
– Actions d’appropriation des différents modes de transports.

Enjeu global de lisibilité des dispositifs

Les habitants éloignés des institutions n’ont pas connaissance des dispositifs mis en oeuvre sur les volets pour lesquels ils expriment des besoins, notamment l’emploi, l’accès aux droits et au numérique, la santé, la culture, les sports et loisirs … Même si les habitants déplorent certains aspects négatifs du cadre de vie du quartier (deal, propreté), ils ont aussi une vision très positive de leur quartier (solidarité, accessibilité, activités culturelles. ) . Or cette image du quartier demeure toutefois négative à l’extérieur, ce qui est dommageable pour l’attractivité du quartier et la mixité sociale.

Présence des professionnels sur l’espace public

– Une programmation des acteurs associatifs du quartier sur l’espace public est coordonnée à l’année.
– Les propositions d’animation des espaces publics sont régulières et variées.
– Des expérimentations sont menées sur les espaces publics pour favoriser le relais vers le droit commun et les dispositifs spécifiques sur certaines thématiques, notamment (mais pas exclusivement) l’emploi, la formation et la mobilité.

 

Zoom sur : la remobilisation des habitants

Aujourd’hui, la remobilisation des habitants s’avère nécessaire.

Pour cela, deux objectifs :
• la clarification du rôle, de l’organisation et de la place du conseil citoyen dans les instances de gouvernance de la politique de la ville et du conseil de quartier de Penhars.
• le renforcement d’un lien régulier et ouvert avec les habitants qui composent ce conseil citoyen, les porteurs de projets, les co-financeurs du contrat de ville et l’ensemble des habitants du quartier.

Une participation citoyenne renforcée avec :
– la participation des habitants du quartier à l’élaboration et au suivi des projets avec les
porteurs de projets
– les concertations citoyennes ouvertes (séminaires, rencontres et débats)
– des échanges réguliers avec les institutions et acteurs de la politique de la ville ouverts à tous les habitants lors de rencontres dans l’espace public (café ambulants, repas partagés. moments festifs…)
– un lien renforcé avec les habitants membres du conseil de quartier de Penhars

 

La gouvernance

Le comité de pilotage politique de la ville constitue l’instance décisionnelle et stratégique. Il se réunit au moins une fois par an et ses missions sont les suivantes :

  • assurer le pilotage politique du projet
  • suivre les priorités stratégiques du contrat de ville
  • veiller à la bonne mobilisation des politiques ordinaires de l’ensemble des signataires
  • valider les plans d’actions, et notamment fixer les thématiques prioritaires pour l’année N+1
  • analyser et débattre des bilans et évaluations du contrat, et notamment suivre la programmation de l’appel à projets du contrat de ville, de l’abattement de TFPB, ainsi que le bilan annuel du dispositif de réussite éducative
  • définir les ajustements nécessaires et proposer de nouvelles orientations pour le contrat à partir des travaux de l’observatoire et des analyses réalisées.

 

Le comité technique est chargé d’instruire la programmation de l’appel à projets du contrat de ville. Il se réunit toutes les six semaines environ et a pour missions de :

  • préparer les réunions du comité de pilotage
  • construire une analyse partagée sur la situation du quartier
  • favoriser l’élaboration de réponses adaptées aux problématiques identifiées
  • garantir la cohérence des projets ou des actions entre les différents domaines
  • organiser des points d’étape correspondants aux enjeux transversaux et spécifiques
  • proposer les programmes d’actions (appels à projets, rencontres habitants et/ou acteurs)
  • animer la mise en oeuvre des programmes d’action
  • organiser le dispositif de bilan et d’évaluation

 

Les groupes de travail thématiques

Le travail sur les priorités du contrat de ville « Engagements Quartier 2030 » peut s’opérer au sein de groupes de travail thématiques, constitués d’acteurs institutionnels et associatifs, et d’habitants référents. Leur pilotage est assuré soit par un acteur institutionnel, soit par un acteur associatif, selon la pertinence au regard de la thématique. Le suivi de leurs travaux est opéré par le comité technique politique de la ville.

 

Les signataires

 
Collectivités territoriales État Autres signataires
– Quimper Bretagne Occidentale
– Ville de Quimper
– Conseil Départemental du Finistère
– Conseil Régional de Bretagne
– Préfecture du Finistère
– Agence Régionale de Santé de Bretagne
– Éducation Nationale
– Tribunale de Grande Instance de Quimper
– OPAC de Quimper Cornouaille
– Banque des Territoires
– CAF du Finistère

 

Historique

L’histoire de la politique de la ville à Kermoysan date d’une trentaine d’années et a vu se succéder plusieurs dispositifs :

  • 1981 : la désignation en Zone d’Education Prioritaire (ZEP)
  • 1990 : la mise en place d’une convention de quartier
  • 1994 : la signature d’un Contrat de Ville qui désigne le territoire comme un quartier prioritaire
  • 1996 : la dénomination en Zone Urbaine Sensible (ZUS)
  • 2000 : la signature d’un second Contrat de Ville.
  • 2005 : Projet de renouvellement urbain
  • 2006 : Dispositif de Réussite Educative (DRE) et Atelier Santé Ville (ASV)
  • 2006-2014 : Contrat urbain de cohésion sociale
  • Contrat de ville (2015-2020)

 

Crédit photos : Pascal Pérennec

Ressources

Les outils du SIG

Contact

Quimper Bretagne Occidentale / Ville de Quimper

Ludivine BIHAN, cheffe de projet politique de la ville
ludivine.bihan@quimper.bzh

Leila DELEFORTRIE, Déléguée du Préfet
leila.delefortrie@finistere.gouv.fr